En général, l’assurance vie évoque deux familles de produits: d’une part, les assurances risque pur, qui couvrent un risque particulier comme le décès ou l’incapacité de gain; d’autre part, l’assurance mixte, qui combine une prestation d’assurance et d’épargne, soit typiquement le produit qui fournit un montant fixé d’avance en cas décès, soit une somme, également déterminée d’avance, à l’échéance du contrat si l’assuré est encore vivant. Souvent, on oublie les rentes viagères, qui font également partie des assurances vie, puisqu’il s’agit d’un contrat consistant à verser à l’assuré une rente jusqu’à la fin de ses jours. Tous ces produits peuvent être conclus, sous certaines conditions, dans le cadre du 3e pilier lié, en profitant ainsi d’avantages fiscaux substantiels.

L’assurance mixte, qui paraît le mieux répondre à un besoin de prévoyance classique, pour protéger ses proches en cas de décès tout en se constituant un capital pour la retraite, n’a actuellement plus la cote, en raison des taux d’intérêt nuls, voire négatifs prévalant sur les marchés. En effet, le montant que pourrait recevoir l’assuré à l’échéance du contrat est généralement inférieur à la somme totale des primes qu’il aurait versées! Par ailleurs, l’assurance vie mixte souffre de frais d’acquisition qui sont ponctionnés par avance. Toute résiliation anticipée s’avère ainsi très élevée.
Si l’on a vraiment besoin d’une couverture d’assurance, on peut souscrire, d’une part, une assurance décès, donc sans accumulation d’épargne, et, d’autre part, ouvrir un compte de prévoyance. De cette manière, on évitera les frais de résiliation élevée, en cas de nécessité, liée à l’assurance mixte.

Enfin, en ce qui concerne les rentes viagères, leurs (faibles) rendements sont souvent stigmatisés. On peut être en désaccord avec ce point de vue, en mettant en avant la garantie d’un revenu jusqu’à la fin de ses jours. Il est en revanche incontestable que les rentes viagères avec restitution du capital offrent une véritable alternative à celui qui veut recevoir des rentes, tout en laissant la possibilité à ses héritiers de toucher le reliquat du capital cas de décès prématuré. |

par Pierre Novello, journaliste

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